Atelier VILLES PAIRS, TERRITOIRES PILOTES DE LA TRANSITION

Chiffres clés

4 ans d’existence

 8 territoires de projet en transition

dont 5 impulsés par des collectivités

13 structures partenaires

3 accompagnateurs

Animateurs

Cet atelier est piloté et animé par Patrice Vuidel entouré d’une équipe d’animation composée de :

  • Brigitte Pasquelin, Romain Demissy, Sandro de Gasparo, Christian du Tertre, du Laboratoire ATEMIS ;
  • Julian Perdrigeat et Jean-François Caron de l’Association de promotion de la Fabrique des Transitions ;
  • Mireille Alphonse, consultante et maire adjointe de Montreuil ;
  • Moïse Arbib, intervenant-réalisateur.

Contenus

La question n’est pas pourquoi ; la question, dans la course contre la montre du dérèglement climatique, c’est comment. Comment impulser, conforter et généraliser un changement de trajectoire du mode de développement à l’échelle des territoires ? Comment déployer la transition écologique, économique et sociale dans nos modes de vie, nos modes de production, nos modes de pensée ?

L’atelier Villes pairs, territoires pilotes de la transition est un des ateliers développé au sein de l’Institut Européen de l’Economie de la Fonctionnalité et de la Coopération.

Né de la rencontre entre l’expérience de la ville de Loos-en-Gohelle et celle d’accompagnement d’entreprise et de territoires dans le cadre du référentiel de l’EFC du laboratoire de recherche et d’intervention ATEMIS, l’atelier met au travail 4 hypothèses structurantes :

  • L’engagement des habitants et des acteurs dans une démarche de transition s’inscrit dans un rapport de ces derniers au territoire.
  • La transition vers un modèle de développement durable implique d’agir de façon plus intégrée, de s’intéresser aux effets systémiques des actions, de l’action.
  • Un des principaux changements à opérer dans le travail dans une perspective de développement durable est le développement d’une capacité de coopération, c’est à dire d’une capacité pour chacun à agir tout en prenant en compte les enjeux des autres parties prenantes.
  • Soutenir une trajectoire vers un modèle de développement plus durable nécessite une nouvelle approche dans l’évaluation de la richesse, des valeurs créées ainsi que dans la mobilisation des moyens qui y concourent. C’est à dire de faire émerger un nouveau modèle économique plus en cohérence avec l’enjeu de développement durable.

 

À partir de ces 4 hypothèses les travaux ont permis d’élaborer un référentiel et de travailler la question du transfert de ce référentiel selon l’idée qu’on ne transfère par directement une expérience : il faut être capable de la décontextualiser, pour en produire des éléments transférables (le référentiel), puis de mettre en place un dispositif réflexif qui permette à d’autre territoires de s’approprier le référentiel ; enfin, il faut recontextualiser le référentiel en créant un espace permettant de revenir sur la trajectoire singulière au système d’acteurs du territoire.

La dynamique de transfert a été enclenchée grâce à des espaces d’échange à 3 niveaux : 

  • entre pairs c’est-à-dire entre personnes présentant des engagements communs (ex : une fonction élective, la direction d’un service administratif, une démarche entrepreneuriale). Les groupes de pairs permettent de partager des expériences, notamment de revenir sur les difficultés, ce qui résiste à l’action, sur la façon dont ces difficultés affectent les acteurs.
  • inter territoires. La première session a regroupé des Villes pairs, au sens où les quatre territoires participants relevaient de la même échelle territoriale (la commune), donc avec un rapport à l’action a priori similaire. La seconde session accueillant une grande diversité de territoires.
  • au sein des collectifs territoriaux représentant chaque territoire.

Podcast de présentation de l'atelier Villes pairs territoires pilotes de la transition

Dans ce podcast, nous découvrons l’atelier Villes pairs et territoires pilotes de la transition, qui a conclu en juin 2021 sa troisième saison. Né de la rencontre entre l’expérience de la ville de Loos-en-Gohelle et le laboratoire de recherche et d’intervention ATEMIS, cet atelier s’intéresse aux conditions d’émergence d’un nouveau modèle de développement des territoires et aux changements à mener pour y parvenir.

Pour partager avec nous le travail de l’atelier, nous nous entretenons avec deux de ses animateurs :

  • Patrice Vuidel, économiste, intervenant-chercheur du Laboratoire ATEMIS.
  • Mireille Alphonse, consultante et adjointe au maire de la ville de Montreuil, en charge de la transition et de la démocratie alimentaire.
  • Stéphanie Philippot, participante à la troisième saison de l’atelier, directrice de projet en charge du modèle économique au sein du SMICVAL, organisme qui assure la mission de service public de prévention, collecte et traitement des déchets pour 138 communes de l’ouest de la France.

La première session de l’atelier avait permis de discuter / valider avec quatre territoires pilotes en termes de transition les hypothèses issues de la pratique et de l’analyse conjointe et complémentaire de la Ville de Loos-en-Gohelle et d’ATEMIS. A l’issue de cette première session, un référentiel a été produit, et a commencé à être partagé (notamment au travers d’un groupe miroir, point de départ d’une dynamique de constitution d’une Fabrique des transitions).

La construction d’un référentiel allait de pair avec une réflexion concernant l’enjeu du transfert. On ne transfère par directement une expérience : il faut être capable de la décontextualiser, pour en produire des éléments transférables (le référentiel), puis de mettre en place un dispositif réflexif qui permette à d’autre territoires de s’approprier le référentiel ; enfin, il faut re-contextualiser le référentiel en créant un espace permettant de revenir sur la trajectoire singulière au système d’acteurs du territoire. Cette troisième étape conduit à s’appuyer sur les expériences des acteurs locaux, et de les mettre en discussion au regard du référentiel.

La seconde session portait cette ambition : tester un premier transfert du référentiel. Les ingrédients :

  • Le référentiel oriente, outille la réflexion,
  • Des espaces d’échange à 3 niveaux :
    • entre pairs c’est-à-dire entre personnes présentant des engagements communs (ex : une fonction élective, la direction d’un service administratif, une démarche entrepreneuriale). Les groupes de pairs permettent de partager des expériences, notamment de revenir sur les difficultés, ce qui résiste à l’action, sur la façon dont ces difficultés affectent les acteurs.
    • inter territoires. La première session a regroupé des Villes pairs, au sens où les quatre territoires participants relevaient de la même échelle territoriale (la commune), donc avec un rapport à l’action a priori similaire. La seconde session accueillant une grande diversité de territoires.
    • au sein des collectifs territoriaux représentant chaque territoire.

La troisième session a été centrée sur les enjeux plus spécifiquement économiques, de la création de valeur aux dynamiques servicielles, en passant par les enjeux de l’engagement dans la coopération des bénéficiaires des projets, les conventions monétaires et leur dispositif d’évaluation…

La première diffusion du référentiel, la mise en ligne d’une vidéo ont servi de point d’appui pour communiquer. Cependant, la communication sur la session s’est essentiellement faite via les réseaux personnels de l’équipe d’animation, les connaissances pré-existantes d’élus.

Chaque territoire avait envisagé avec l’équipe d’animation un domaine d’action permettant d’appréhender sur la base du réel les enjeux économiques et la méthodologie d’action proposée par le référentiel de l’EFC.

Les cinq territoires retenus ont été :

La métropole de Lyon et l’enjeu des déchets ;

La ville de Lens et l’enjeu de la Transition Energétique à l’occasion du déménagement de l’hôpital ;

La communauté d’agglomération de Lorient et l’enjeu de création d’un ECT à partir des questions énergétiques et de mobilité ;

Le syndicat Smicval près de Libourne et la question des déchets ;

Le département du Puy de Dôme et la question de l’entretien des routes

Atelier 1, la présentation de la démarche du référentiel et la spécificité des enjeux économiques

Atelier 2, les différentes dimensions du modèle économique d’une entreprise et ses liens avec les dynamiques territoriales

Atelier 3, Les conditions de production de la valeur, l’internalisation des externalités,

Atelier 4, La commande publique d’un côté et l’organisation réflexive de l’autre

Atelier 5, La capacité des acteurs à rapatrier les quatre ateliers dans l’action qu’ils souhaitent mener et la façon de poursuivre sur la base d’une organisation pérenne, sous la forme d’un réseau de territoires

Les animateurs se sont accordés sur l’intérêt, d’une part, de prolonger les coopérations avec les acteurs territoriaux de la session 3 de mettre, d’autre part, de mettre en place une quatrième session portée par l’IE EFC en coopération étroite avec un club territorial.

Cela permettrait :

  1. aux membres de la session 3 de participer aux ateliers de l’Institut et d‘élaborer des projets de type Coopter. Le territoire de Lorient est déjà dans cette dynamique ;
  2. d’étendre la démarche à de nouveaux territoires, la quatrième session pouvant être considérée comme un sas pour identifier des projets qui seraient en mesure de s’inscrire dans des programmes de type Coopter.

Il s’agit, alors :

  • d’inviter de nouveaux alliés de la Fabrique des Transitions à participer (au travers de l’inscription de territoires de projets membres de leurs réseaux). Ils pourraient progressivement être formés eux-mêmes à l’accompagnement de projets territoriaux relevant de l’EFC. et/ou via une façon de les associer à l’animation) ;
  • De continuer à approfondir dans les échanges et dans le référentiel, les dimensions liées au modèle économique au service de la Transition, notamment l’émergence d’ECT .

C’est cette perspective qui est proposée à l’ADEME.

Patrice Vuidel, intervenant-chercheur d’ATEMIS qui a été le référent de cette troisième session d’ateliers « Villes Pairs et Territoires Pilotes de la Transition », le resterait pour cette quatrième.